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Gynécologie & Santé 12 août 2026

Douleurs pelviennes chroniques : pourquoi ne faut-il pas les banaliser ?

Par Dr. Yasmine Maazouzi — Chirurgien Gynécologue, Hôpital Privé Beauregard, Marseille

En bref

Douleurs pelviennes chroniques : endométriose, adénomyose, vessie, intestin, plancher pelvien, nerfs… comprendre les causes possibles et le bilan.

Questions fréquentes

Une douleur pelvienne chronique est-elle forcément une endométriose ? +
Non. L'endométriose est une cause importante de douleur pelvienne, mais des causes gynécologiques, urinaires, digestives, musculaires et neurologiques sont également possibles.
Peut-on avoir une endométriose avec une échographie normale ? +
Oui. Une échographie normale n'exclut notamment pas toutes les formes superficielles ou minimes d'endométriose.
Pourquoi ai-je encore mal alors que mes examens sont normaux ? +
Des examens normaux n'annulent pas la douleur. Certaines causes sont difficiles à visualiser et certains mécanismes, notamment musculaires, neuropathiques ou liés à la sensibilisation du système nerveux, ne sont pas nécessairement visibles sur une imagerie standard.
Une douleur pendant les rapports doit-elle être explorée ? +
Oui lorsqu'elle est répétée, importante ou nouvelle. Elle peut avoir plusieurs causes, notamment gynécologiques, vulvo-vaginales ou musculaires.
La douleur pelvienne peut-elle venir du plancher pelvien ? +
Oui. Une hypertonie ou une douleur myofasciale des muscles du plancher pelvien peut participer à une douleur pelvienne chronique.
Faut-il forcément être opérée lorsqu'on souffre de douleurs pelviennes chroniques ? +
Non. Le traitement dépend de la cause ou des mécanismes identifiés. Une chirurgie n'est indiquée que dans certaines situations.
Une douleur pelvienne peut-elle avoir plusieurs causes en même temps ? +
Oui. C'est même une caractéristique importante de certaines douleurs chroniques : plusieurs mécanismes gynécologiques, digestifs, urinaires, musculaires ou neurologiques peuvent coexister.